"Qui écrira l'histoire des larmes", demande Roland Barthes dans 'Fragments d'un discours d'amoureux'. Dans 'Histoire des larmes', Jan Fabre veut relever le défi. Depuis les années quatre-vingts, une fascination intacte pour les possibilités et les significations du corps humain forme le fil rouge de ses représentations. Il y étudie et y décortique les multiples couches culturelles et historiques qui déterminent notre vision du corps. En 2001, avec 'Je suis sang', Jan Fabre mettait l'accent sur les fluides corporels et passait au crible le côté intérieur du corps. Il continue sur sa lancée dans 'Histoire des larmes'. Avec son imagination débridée et sa profonde considération et admiration pour la peinture flamande, cet alchimiste s'attèle ici à une iconographie des larmes, qui donne une forme concrète à des émotions très divergentes. Dans 'Histoire des larmes', Jan Fabre, intrépide et conséquent, déplace une fois de plus les frontières de son œuvre extraordinaire, où la métamorphose occupe une place centrale.